Cardiomyopathies héréditaires

 Fiche Unité Fonctionnelle :

UF de Cardiogénétique et Myogénétique Moléculaire et Cellulaire

 Documents spécifiques :

Panels diagnostiques NGS Cardio Rythmo 2015
Feuille de prescription CARDIOMYOPATHIES 2016

 Documents généraux :

consentement pour DPN
consentement

Autres pathologies Cardiologie :

  • Cardiomyopathie hypertrophique associée au Syndrome de Wolff Parkinson White
  • Cardiomyopathies héréditaires
  • Maladie de Danon
  • Syndrome de Brugada
  • Syndrome du QT long congénital
  • Gènes impliqués :

    * Cardiomyopathies hypertrophiques : Malgré l’importante hétérogénéité génétique (> 12 gènes impliqués), une mutation est identifiée chez 30-40% des patients par l’analyse de 5 gènes majeurs (MYH7, MYBPC3, TNNT2, TNNI3 et MYL2). Notre approche diagnostique est de séquencer systématiquement les 5 gènes majeurs par séquençage à haut débit (CardioMASTR Assay / MiSeq).
    En cas de négativité, des investigations complémentaires peuvent être envisagées après réévaluation phénotypique et confirmation de l"hypothèse diagnostique. Elles consistent à réaliser le séquençage de 52 gènes impliqués dans toutes les formes de cardiomyopathies (Nimblegen/Roche- MiSeq/Illumina)

    * Cardiopathies dilatées : Une très importante hétérogénéité génétique est maintenant décrite. Les mêmes gènes que ceux des CMH sont impliqués (MYH7, MYBPC3, TNNT2, TNNI3) ainsi que de nombreux autres gènes (LMNA, DES, FLNC, TTN, BAG-3..). Le rendement diagnostic des tests génétiques "de niveau 1" varie de 15 à20% en fonction du phénotype (troubles de conduction associés...). Sauf demande isolée conditionnée par le phénotype (LMNA), l’approche diagnostique moléculaire consiste a faire un séquençage haut débit d’une panel de 52 gènes de cardiomyopathies qui permet d’aboutir à l’identification d’une mutation dans 50% des formes familiales

    * Autres Cardiomyopathies (Restrictives, Non compactions du Ventricule Gauche) : Devant l’hétérérogénéité génétique, l’approche diagnostique consiste à réaliser un panel élargi de 52 gènes de cardiomyopathies (mêmes gènes que les autres cardiomyopathies), ce qui permet d’aboutir a l’identification de la cause génétique dans environ 50% des cas.

    Biologiste responsable : Dr Pascale RICHARD Les cardiomyopathies héréditaires sont la conséquence d’une mutation génique et sont transmises le plus souvent selon un mode autosomique dominant. Ce sont des maladies cardiaques structurelles associées ou non des arythmies.
    Les cardiomyopathies primitives sont classées en 4 groupes :
    * cardiomyopathie hypertrophique (CMH)
    * cardiomyopathie dilatée (CMD)
    * cardiomyopathie restrictive (CMR)
    * cardiomyopathie arythmogène du ventricule droit (CAVD)
    * non compactions du ventricule gauche (NCVG)
    * Les cardiomyopathies hypertrophiques (CMH) se caractérisent par une hypertrophie ventriculaire gauche asymétrique touchant préférentiellement le septum inter-ventriculaire.
    Cette hypertrophie idiopathique dont le diagnostic n’est retenu qu’après avoir exclu les causes secondaires (notamment l’hypertension artérielle systémique), à une prévalence estimée à 0.2% dans la population générale.
    - Les mutations concernent les protéines contractiles du sarcomère et auraient pour conséquence des modifications de la vitesse de contraction cardiaque. Actuellement plus de 13 gènes sont décrits mais seuls les 5 gènes majeurs (MYH7, MYBPC3, TNNT2, TNNI3 et MYL2) sont testés en pratique quotidienne.
    Ces analyses aboutissent à un diagnostic étiologique chez environ 50% des patients.
    Gènes impliqués
    - MYH7 (Chaîne lourde de la myosine )
    - MYBPC3 (Protéine C cardiaque)
    - TNNT2 (Troponine T cardiaque)
    - TNNI3 (Troponine I cardiaque )
    - MYL2 (Chaîne légère régulatrice de la myosine)
    - MYL3 (Chaîne légère essentielle de la myosine )
    - TPM1 (alpha tropomyosine)
    - ACTC (Actine Cardiaque)
    - TCAP (Téléthonine)
    * Les cardiomyopathies dilatées sont caractérisées par une dilatation de la cavité du ventricule gauche associée ou non à une altération de la fonction cardiaque. Approximativement 40% des formes sont familiales. Elles sont dues à des mutations dans un très grand nombre de gènes dont certains sont les mêmes que ceux des CMH (MYH7, MYBPC3, TNNT2) mais également d’autres gènes (LMNA, DES.... ). Le diagnostic moléculaire ne permet l’identification de la mutation causale dans un pourcentage de cas assez faible (5% dans MYH7, 15% dans LMNA) * Les cardiomyopathies restrictives sont caractérisées par une diminution de la compliance des parois des ventricules. Certaines d’entre elles sont dues à des mutations dans les gènes codant les protéines sarcomèriques. Site à consulter : www.cardiogen.aphp.fr





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