Syndrome du QT long congénital

 Fiche Unité Fonctionnelle :

UF de Cardiogénétique et Myogénétique Moléculaire et Cellulaire

 Documents spécifiques :

Feuille de prescription RYTHMOLOGIE 2016

 Documents généraux :

consentement pour DPN
consentement

Autres pathologies Cardiologie :

  • Cardiomyopathie hypertrophique associée au Syndrome de Wolff Parkinson White
  • Cardiomyopathies héréditaires
  • Maladie de Danon
  • Syndrome de Brugada
  • Syndrome du QT long congénital
  • Gènes impliqués :

    - Gène KCNQ1
    - Gène KCNH2
    - Gène SCN5A
    - Gène KCNJ2

    Le syndrome du QT long congénital : Le syndrome du QT long congénital est une entité cliniquement et génétiquement hétérogène caractérisé par un allongement de l’intervalle QT sur l’ECG de surface, associé à un risque de troubles du rythme ventriculaire graves, responsables de pertes de connaissances et potentiellement mortels. Les données actuelles sont en faveur d’une prévalence approximative de 1/5000, celle-ci étant probablement sous-estimée compte-tenu du nombre croissant de formes frustes pouvant être désormais identifiées. 5 gènes sont à l’heure actuelle identifiés. Tous codent pour des canaux ioniques cardiaques. Il s’agit des gènes KCNQ1 (KvLQT1), KCNH2 (HERG), SCN5A, KCNE1 et KCNJ2. Les 3 formes génétiques le plus souvent rencontrées sont KCNQ1, KCNH2 et SCN5A. Le diagnostic clinique du syndrome du QT long congénital repose sur la mesure de l’intervalle QT sur l’ECG de surface, qui est considéré comme anormal en cas de durée supérieure à 440 ms. Néanmoins ce critère a été mis en défaut lors d’études génétiques avec environ 15% de diagnostics cliniques faussement négatifs. Ainsi d’autres paramètres cliniques ont été développés afin d’orienter le diagnostic en cas de suspicion de QT long congénital : QTc>460 ms ; QTc > 440ms associé à une bradycardie ou à une anomalie de la morphologie de l’onde T, perte de connaissance ou torsades de pointes lors de la prise de certains médicaments ou dans un contexte adrénergique dans une famille de QT long. En pratique le syndrome du QT long congénital est suspecté chez un sujet présentant une syncope ou une perte de connaissance lors de la prise de certains médicaments ou dans un contexte adrénergique avec présence d’anomalies ECG majeures ou mineures. Le seul diagnostic de certitude reste la mise en évidence d’anomalie génétique dans l’un des gène du QT long congénital. Le statut phénotypique avec en particulier la morphologie de l’onde T sera fourni au généticien biologiste moléculaire afin que celui-ci puisse tester en priorité l’un des 3 gènes responsables du QT long congénital. Une attention toute particulière est portée à la morphologie de l’onde T car il a été démontré que cette morphologie était gène-dépendante. Ainsi une morphologie normale de l’onde T oriente vers une anomalie dans le gène KCNQ1, une morphologie avec double bosse oriente vers une anomalie dans KCNH2, et une onde T d’apparition tardive oriente vers une anomalie dans SCN5A. Dans la mesure où il existe un traitement préventif de cette maladie, l’ensemble de la famille est examiné avec réalisation d’un ECG et d’une prise de sang. Seule la mise en évidence d’une mutation permet d’avoir un diagnostic de certitude. Dans notre expérience, 5 % des familles environ sont porteuses de 2 mutations dans un des gènes du QT long.





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