HypoHDLcholestérolémie

 Fiche Unité Fonctionnelle :

UF Génétique de l’Obésité et des Dyslipidémies

 Documents spécifiques :

Formulaire de prescription HypoHDL sévère

 Documents généraux :

Formulaire de consentement Majeur-Mineur
Cotation des analyses
Modalités de prélèvement et d’envoi

Autres pathologies Maladies Métaboliques :

  • Hypercholestérolémie familiale
  • Hypertriglycéridémie majeure
  • HypoHDLcholestérolémie
  • Autres pathologies liées au métabolisme des lipides
  • Nom apparenté : Hypoalphalipoprotéinémie

    Gènes impliqués :

    - ApoAI
    - ABCAI
    - LCAT

    Diverses études épidémiologiques mettent en évidence qu’une diminution de 1% du HDL-cholestérol est associée à une augmentation de 1 à 2% du risque de coronaropathie. Le risque individuel des patients hypoHDLémiques est toutefois variable.
    On distingue 3 formes cliniques d’hypoHDLcholestérolémie.

    HypoHDLémie isolée : L’hypoHDLcholestérolémie, qui peut être sévère, n’est associée à aucune symptomatologie clinique à l’exception d’une éventuelle atteinte cardiovasculaire. Elle résulte alors soit d’un déficit biallélique en ABCA1, soit d’une mutation hétérozygote de l’ApoA1. Dans ce dernier cas, le risque cardiovasculaire du patient dépend directement de la mutation identifiée. C’est notamment le cas bien documenté de l’ApoA1-Milano, qui peut entraîner une diminution sévère de la concentration plasmatique de HDL-cholestérol sans augmentation du risque cardiovasculaire.

    Maladie de Tangier : Il s’agit d’une maladie rare, transmise sur le mode récessif. Elle résulte de mutations du gène ABCA1, qui entrainent une diminution sévère de la concentration plasmatique de HDL-cholestérol (en général < 0,1 g/l). Cette maladie du jeune enfant est caractérisée par l’apparition d’opacités cornéennes, une augmentation du volume des amygdales caractéristiques par leur couleur orangée et une athérosclérose disséminée. Le foie et la rate peuvent être augmentés de volume, et des dépôts de cholestérol peuvent être également observés sur la muqueuse du rectum. Certaines formes cliniques sont toutefois beaucoup plus frustes puisque la symptomatologie clinique peut parfois se résumer à une neuropathie périphérique, voire être totalement absente (cf HypoHDLémie isolée).

    Déficit partiel ou complet en LCAT : La déficience en lécithine-cholestérol-acyl-transférase (LCAT) est caractérisée par un déficit de l’estérification du cholestérol plasmatique, la LCAT étant une enzyme plasmatique associée principalement aux lipoprotéines de haute densité (HDL) ainsi qu’à celles contenant de l’apolipoprotéine B (VLDL et LDL) et dont l’activité permet la réaction de transestérification entre le cholestérol libre et la lécithine.

    Il s’agit d’une affection rare : 30 familles ont été décrites dans la littérature. La déficience en LCAT se traduit par deux entités cliniques : le déficit complet en LCAT dans lequel l’absence d’activité de cette enzyme affecte aussi bien l’estérification sur les HDL (activité alpha-LCAT) que sur les LDL (activité bêta-LCAT), et le déficit partiel (« maladie des yeux de poisson ») dans lequel seule l’activité alpha-LCAT est altérée.

    Dans les deux cas on note une diminution sévère de la concentration plasmatique de HDL-cholestérol (en général <0,1 g/l) ainsi que l’existence d’opacités cornéennes dues à des dépôts de cholestérol dans la cornée (signe des « yeux de poisson ») qui débutent le plus souvent dans l’enfance, touchant la cornée périphérique avant d’atteindre le centre. Ces anomalies constituent les seuls éléments retrouvés dans le cadre de la « maladie des yeux de poisson ». La dyslipoprotéinémie est inconstamment athérogène, les opacités cornéennes peuvent nécessiter d’avoir recours à une greffe.

    Le déficit complet en LCAT comprend de plus une hypertriglycéridémie, une anémie hémolytique normochrome et une protéinurie. Dans cette forme, le pronostic dépend surtout de l’évolution de la fonction rénale en raison du dépôt de lipoprotéines anormales (LpX) dans les reins conduisant à une insuffisance rénale.

    L’affection se transmet sur un mode autosomique récessif, mais des cas sporadiques sont également possibles. Une quarantaine de mutations du gène de la LCAT (localisé en 16q22.1) conduisant à un déficit partiel ou total de cette enzyme ont été décrites à ce jour. Il est à noter que la « maladie des yeux de poisson » peut aussi être liée à des mutations du gène de l’apolipoprotéine A-I.





    (C) Centre de Génétique 2007 | Webmaster | Crédits